Publié le 30 juillet 2026 · DPE & réglementation
DPE 2026 : passoires thermiques, reclassification et nouvelles règles de location

Depuis le 1er janvier 2026, le calcul du DPE a changé : près de 850 000 logements autrefois classés F ou G ont automatiquement gagné une ou deux classes — sans aucun travaux. En parallèle, un projet de loi déposé en avril 2026 prévoit d'assouplir l'interdiction de location des passoires thermiques, sous conditions. Propriétaires bailleurs et vendeurs : voici ce que vous devez savoir.
La grande reclassification du 1er janvier 2026
Un arrêté ministériel du 13 août 2025 a abaissé le coefficient de conversion de l'électricité primaire de 2,3 à 1,9, avec effet au 1er janvier 2026. Résultat : les logements chauffés à l'électricité consomment « moins » en énergie primaire aux yeux du DPE, ce qui fait mécaniquement remonter leur classe.
Selon les estimations officielles, environ 850 000 logementsprécédemment étiquetés F ou G ont ainsi automatiquement quitté le statut de passoire thermique. Ce changement reconnaît le faible contenu carbone du réseau électrique français — argument structurel souvent ignoré dans les anciens barèmes.
À noter : le DPE conserve son double seuil (consommation en kWh/m²/an et émissions CO₂ en kg/m²/an). Un logement n'obtient une classe qu'à condition de satisfaire les deux critères ; sinon, c'est le moins bon des deux qui s'applique. Vérifiez donc votre DPE avec les nouvelles valeurs avant de tirer des conclusions.
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Location des passoires thermiques : où en est la loi ?
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la mise en location (nouveaux baux). Les propriétaires concernés ne peuvent ni signer un nouveau contrat, ni renouveler un bail existant. L'interdiction était programmée pour s'étendre aux classes F en 2028 et aux classes E en 2034.
Le projet de loi Lecornu d'avril 2026
Le 23 avril 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté à Marseille un projet de loi qui marque un virage significatif. Ce texte prévoit de permettre aux bailleurs de logements classés F ou G de remettre leur bien en location, à une condition : signer un contrat avec une entreprise de travaux s'engageant à rénover le logement dans un délai de 3 ans pour une maison individuelle ou de 5 ans pour un appartement en copropriété. À l'issue de ce délai, le logement doit avoir quitté le statut de passoire thermique.
Ce mécanisme vise à débloquer une partie du parc locatif immobilisé, tout en maintenant une obligation réelle de travaux. Le projet de loi est en cours d'examen parlementaire : suivez les évolutions avec votre conseiller juridique ou un Accompagnateur Rénov' agréé.
L'audit énergétique obligatoire en cas de vente
Depuis le 1er janvier 2025, la vente d'une maison individuelle classée E, F ou G impose la réalisation d'un audit énergétique (distinct du simple DPE). Cet audit, dont le coût varie généralement entre 500 et 1 500 €, est à la charge du vendeur et reste valable 5 ans. Il doit proposer au moins deux scénarios de rénovation permettant d'atteindre la classe B, avec estimation des travaux et des gains énergétiques.
- Obligatoire dès la mise en vente — les annonces immobilières doivent y faire référence.
- L'acheteur n'est pas contraint de réaliser les travaux, mais dispose d'une feuille de route claire.
- Les copropriétés sont exemptées de l'audit obligatoire pour la vente (mais pas du DPE de lot).
Que faire si votre logement est encore classé F ou G ?
Même avec la reclassification de janvier 2026, un grand nombre de logements restent en zone rouge. Agir maintenant permet de cumuler plusieurs aides et d'anticiper les futures obligations.
Les aides mobilisables en 2026
- MaPrimeRénov' — subvention de l'État, modulée selon les revenus du foyer. La rénovation d'ampleur (saut de deux classes minimum) donne accès aux bonus les plus élevés.
- Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) — la 6e période des CEE (2026–2030) porte l'obligation à 5 250 TWh cumac, soit des primes versées par les fournisseurs d'énergie en hausse sensible.
- Éco-PTZ — prêt à taux zéro jusqu'à 50 000 € pour financer un bouquet de travaux ou une rénovation globale.
- TVA à 5,5 % sur les travaux de rénovation énergétique réalisés par un artisan RGE.
La pompe à chaleur air/eau reste l'un des équipements les plus aidés : en combinant MaPrimeRénov', CEE et Coup de pouce chauffage, l'aide totale peut dépasser 9 000 €.
Par où commencer ?
Avant tout travaux, un audit énergétique ou une visite conseil par un Accompagnateur Rénov' agréé permet de définir le bon ordre des chantiers, d'optimiser les aides et d'éviter les erreurs coûteuses. En tant qu'Accompagnateur Rénov', RenoHab réalise ce diagnostic, monte les dossiers de financement et coordonne les artisans RGE certifiés.
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